2010. 2015. 2025.
T’as parfois l’impression que la prod n’a jamais vraiment changé.
“I FEEL LIKE GIMS IN THE SAME PROD SINCE 2010” part d’un running gag devenu presque aussi reconnaissable que les lunettes noires de Gims.
Une batterie familière. Une mélodie immédiatement identifiable. Une voix qui arrive et, avant même le refrain, tu sais déjà qui est derrière le morceau.
Évidemment, Gims n’utilise pas littéralement la même production depuis quinze ans.
C’est justement là que réside la référence : exagérer cette impression de formule tellement identifiable qu’elle semble traverser les époques sans prendre une ride.
il faut revenir au moment où tout commence vraiment.
2010
Avant Gims,
il y avait la Sexion
En 2010, Sexion d’Assaut sort L’École des points vitaux.
Pour une grande partie du public français, c’est à ce moment-là que Gims devient une voix impossible à confondre.
“Désolé”, “Casquette à l’envers”, “Wati By Night” : l’album installe le groupe dans le paysage musical français et fait de Maître Gims l’un de ses visages les plus identifiables.
Mais le Gims que l’on connaît aujourd’hui va réellement prendre une autre dimension quelques années plus tard.
2013.
Mode solo.
Après le succès de Sexion d’Assaut, Maître Gims lance sa carrière solo avec Subliminal.
“J’me tire”, puis “Bella” deviennent des succès massifs.
Et avec eux apparaît une recette que le public va rapidement associer à Gims : des refrains énormes, une voix immédiatement reconnaissable, des mélodies très accessibles et des productions capables de passer du rap à la pop.
Les époques changent.
Mais il y a toujours ce petit truc qui te fait dire : “c’est du Gims.”
Puis Internet
a fait Internet.
Avec les années, cette identité musicale très forte devient aussi un sujet de blagues.
À chaque nouveau morceau, certains internautes ont l’impression de reconnaître les mêmes ingrédients : une rythmique familière, une construction efficace et surtout cette façon très Gims de fabriquer un refrain.
La caricature finit donc par devenir simple :
“Gims utilise
toujours la même prod.”
Une phrase évidemment excessive, mais suffisamment parlante pour devenir un running gag.
Et plus les morceaux fonctionnent, plus la blague devient efficace.
2024.
Toujours là.
Plus d’une décennie après Subliminal, Gims revient encore avec une succession de titres qui s’installent massivement dans les playlists françaises.
“Spider”, “Sois pas timide”, “Ciel”…
Et évidemment, Internet recommence.
Les comparaisons entre les morceaux se multiplient, jusqu’à transformer l’idée de “la même prod” en véritable running gag autour de l’artiste.
Nouveau refrain.
Nouveau succès.
Et toujours quelqu’un dans les commentaires pour écrire : “encore la même prod.”
Et Gims
finit par répondre.
En 2025, la remarque revient tellement souvent que Gims décide lui-même d’expliquer sa démarche.
Pour lui, il ne s’agit pas de reprendre constamment exactement la même production.
L’artiste explique plutôt chercher à installer un rythme reconnaissable et une identité sonore, à la manière d’un genre musical possédant ses propres codes.
Il donne même un nom à cette idée :
LE “GIMS BEAT”.
Et à partir de là, la blague devient presque parfaite.
Parce que ce que certains considéraient comme “toujours la même prod”, Gims préfère le présenter comme une signature.
Alors pourquoi
“since 2010” ?
Parce qu’une bonne référence n’a pas forcément besoin d’être littérale.
2010, c’est le moment où la voix de Gims entre vraiment dans le quotidien du grand public avec Sexion d’Assaut.
Depuis, les époques ont changé. Les albums ont changé. Les producteurs ont changé. Les tendances ont changé.
Mais Gims reste immédiatement reconnaissable.
I FEEL LIKE GIMS
IN THE SAME PROD
SINCE 2010.
On connaît la prod.
Pour le reste, on se doute.
I FEEL LIKE™
IF YOU KNOW, YOU KNOW.